19 mars 2006

Ethnocentrisme et assurances


Vendredi après-midi, cours de gestion du risque. Pas forcément passionnant, jusqu'à la présentation de deux tableaux. Le premier est intitulé "Les 20 catastrophes les plus meurtrières (1970-2005)" et le second "Les 20 sinistres les plus coûteux (1970-2005)". Les plus malins (et même les autres) auront deviné la suite. Au premier des classements, je ne compte que deux catastrophes dont j'ai entendu parler (Tsunami et séisme en Inde, Pakistan et Afghanistan) et au second c'est tout le contraire. Katrina, Andrew, Lothar, 11.09, etc.
Autre constat intéressant, le premier tableau comprend des pays comme le Bangladesh, l'Iran, le Pérou, l'Arménie; alors que le second implique principalement les USA, un peu le Japon et quelque fois l'Eurpoe de l'ouest.
Ca me surprend toujours de constater ce genre de choses. A quel point on est finalement peu concerné par ce qui se passe loin de chez nous. A fortiori dans des "contrées reculées", ou plutôt "non-occidentales".

2 commentaires:

Adrien a dit…

Je crois que la raison pour laquelles on n'a pas entendu parler de certaines catastrophes est due au média. Pendant combien de temps est-ce qu'on a entendu parler du 11.09 alors que les tremblements de terres que tu mentionnes ont sûrement annoncé aux nouvelles puis plus par la suite?

A mon avis c'est une question d'image qu'elle soit symbolique (11.09) ou exceptionnel (Tsunami). Quid des tremblements de terre? Là il y a le fait que c'est dans des "contrées éloignées", que les dégâts sont moins importants même si ce n'est pas forcément le cas des pertes humaines. De plus, ce n'est pas le "havre de paix" des occidentaux.

L'autre constat, c'est de voir à quelle point les castratophes les plus coûteuses et pas forcément les plus meurtrières sont dans les endroits développés à la "mode occidentale".

Julien a dit…

Quand tu parles de "havre de paix", cela impliquerait-il que tu penses que dans certains endroit de la terre, on considère comme "acceptable" le fait qu'il y ait des catastrophes naturelles? Si c'est le cas, l'idée est intéressante (si c'est pas le cas, elle est de moi!).
Aurait-on une sorte de résignation lorsqu'une catastrophe se produit dans un endroit à haut risque? Je ne sais pas. Pour l'instant oui en quelques sortes. Mais on sait que Los Angeles est bâtie sur une faille, donc un endroit à haut risque de séisme. Si un grand tremblement de terre s'y produisait, je ne pense pas que l'on verrait la même "résignation" que lorsque ça se passe au Pakistan. Et on en revient au rôle des médias...