12 juillet 2006

Max Havelaar


J'ai commencé la lecture d'un livre. Exceptionnellement pour le plaisir et pas pour mes études. Il a été écrit par Multatuli (alias Edouard Douwes Dekker), publié en 1860. Il a pour titre Max Havelaar. Ce roman dénonce l'oppression exercée sur les Javanais par l'administration néerlandaise. Le héros de ce livre est devenu la figure emblématique du commerce équitable.
A défaut de vous parler de l'intrigue et des thèses avancées par Multatuli, je retranscrit ici un petit extrait du texte. Le narrateur fait l'inventaire de toutes sortes de textes qu'il a trouvés et lus (et y ajoute parfois un petit commentaire). Tous m'ont fait sourire, certains par amusement, d'autres de façon plus subtile. Morceaux choisis.

Des protéines en suspens dans l'atmosphère
Du recul de la civilisation depuis l'avénement du christiannisme
(Pardon?)
De la poésie, le plus ancien des langages (Je n'en crois rien)
De la prostitution dans le mariage (Un écrit scandaleux)
De la supériorité apparente de la civilisation occidentale
De l'invention de la chasteté
(Je ne comprends pas)
De l'affermage de l'opium à Java
De la dette de l'Europe envers les Portugais

Du flux et du reflux de la civilisation

Des principes individuels comme critère de la responsabilité dans le monde moral
(Ridicule! Il soutient que chacun doit être son propre juge. Où irait-on?)
Du manque de confiance dans la moralité publique (Il veut, je crois, supprimer les serruriers. Je suis contre)
De la confusion de la mythologie avec la religion
D'un système monétaire européen

Des relations entre les fonctionnaires européens et les régents à Java

Des crimes des européens hors d'Europe
Voila qui préfigure une façon de penser qui me plaît beaucoup. Je me réjouis de lire la suite de mon premier livre hors études depuis plusieurs années!

1 commentaire:

Maye-Linn a dit…

J'adore ces petits commentaires !